Même image
Les Roses de Saadi
Marceline Desbordes-Valmore · 1860
Trois siècles plus tard, une femme parle des roses à son tour.
Accueil / Poèmes / Pierre de Ronsard
Pierre de Ronsard (1524 – 1585)
Trois sixains en octosyllabes (vers de 8 syllabes). Rimes aabccb dans chaque strophe.
Le poète invite une jeune femme à aller voir une rose qui s’était ouverte le matin. Le soir, elle est déjà fanée. Il s’en indigne : la Nature est cruelle de faire durer si peu une telle beauté.
La dernière strophe tire la conclusion : la jeune femme est comme la rose, alors qu’elle profite de sa jeunesse. C’est une déclaration d’amour sous forme de raisonnement, avec un sourire.
Dès la première strophe, la rose porte une « robe » et un « teint » : elle est décrite comme une femme. La comparaison finale n’est donc pas une surprise, elle a été préparée.
Ronsard reprend un thème latin, celui d’Horace : « cueille le jour ». L’impératif « Cueillez, cueillez » transforme la cueillette de la fleur en image de la vie à saisir.
Le poème est aussi une stratégie de séduction, où l’homme parle et la femme se tait. On peut le lire avec plaisir tout en remarquant ce rapport. Plusieurs poétesses, comme Louise Labé à la même époque, ont pris la parole de l’autre côté.
Sources : Ode « À Cassandre », Les Odes, livre I ; texte vérifié sur l’édition Garnier (1923), orthographe modernisée.
Même image
Marceline Desbordes-Valmore · 1860
Trois siècles plus tard, une femme parle des roses à son tour.
Même époque, autre voix
Louise Labé · 1555
La Renaissance vue par une poétesse : le désir dit à la première personne.
Même temps qui passe
Victor Hugo · 1856
Une autre marche vers une fleur, mais cette fois sur une tombe.
Une anthologie de poche en orthographe modernisée.
Un poème à offrir, avec un peu d’humour.
Aucun éditeur ne paie pour figurer ici.