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Mignonne, allons voir si la rose
Pierre de Ronsard · XVIe siècle
La rose qui se fane chez Ronsard, la rose qui s’envole ici : deux façons de dire la fragilité.
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Marceline Desbordes-Valmore (1786 – 1859)
Trois tercets en alexandrins. Les deux premiers vers de chaque tercet riment ensemble ; le troisième rime d’une strophe à l’autre (contenir / revenir / souvenir).
Une femme voulait offrir des roses. Elle en a trop cueilli : les liens ont cédé, le vent les a emportées dans la mer. Le cadeau est perdu.
Mais sa robe a gardé leur parfum. Elle invite l’autre à le respirer sur elle. Le cadeau devient sa présence même, et le souvenir de ce qui a disparu.
« J’en avais tant pris » : c’est l’abondance de l’amour qui cause la perte. Le poème transforme un petit accident en image de l’élan amoureux qui déborde.
La vague « rouge et comme enflammée » est la seule image spectaculaire du texte. Les roses ne sont pas détruites, elles colorent l’océan entier.
« Respires-en sur moi » est une invitation sensuelle et très directe pour une poétesse de 1860. La rime finale, souvenir, reprend contenir et revenir : ce qu’on ne peut retenir revient sous forme de mémoire.
Sources : Poésies inédites, Genève, Jules Fick, 1860 (texte vérifié sur le fac-similé).
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Pierre de Ronsard · XVIe siècle
La rose qui se fane chez Ronsard, la rose qui s’envole ici : deux façons de dire la fragilité.
Même émotion
Victor Hugo · 1856
Un autre poème de l’absence qui finit par un geste avec des fleurs.
Même musique
Paul Verlaine · 1866
Verlaine admirait Desbordes-Valmore. Lire les deux, c’est entendre une filiation.
Une anthologie de poche plutôt que les œuvres complètes.
Un poème parfait à recopier dans une carte.
Aucun éditeur ne paie pour figurer ici.