La poésie françaiseLa poésie en langue française

Accueil / Poèmes / David Diop

Afrique

David Diop (1927 – 1960)

ColèreÉlanXXe siècleSénégal

Court extrait

Afrique
Afrique mon Afrique

Ce poème est protégé par le droit d’auteur jusqu’à la fin de l’année 2030. Nous n’en citons que quelques mots, pour l’analyse. Le texte intégral se lit dans le livre conseillé plus bas.

En une minute

Une Afrique rêvée, une Afrique blessée

Le poète s’adresse à l’Afrique, qu’il n’a pas connue dans son enfance mais qui vit dans le sang et les chants de ses ancêtres. Il évoque sa grandeur passée, puis les souffrances de la colonisation et de l’esclavage.

Une voix lui répond : l’Afrique n’est pas morte. Elle est comme un jeune arbre qui repousse, patiemment, et qui portera la liberté. Le poème passe ainsi de la douleur à l’espoir.

Pour aller plus loin

Analyse approfondie

Lire l’analyse (6 min)

L’appel

Le poème s’ouvre sur le nom répété, « Afrique / Afrique mon Afrique ». Le possessif dit l’attachement d’un poète né en France à une terre qu’il revendique comme la sienne.

La blessure

Au milieu du poème, les images du travail forcé et du sang versé rappellent ce que la colonisation a coûté au continent. David Diop ne cherche pas la nuance : il veut que le lecteur sente la violence subie.

L’arbre qui repousse

La fin répond à la question posée par une image végétale : un jeune arbre, obstiné, qui grandit lentement. Écrit en 1956, quatre ans avant l’indépendance du Sénégal, le poème annonce un avenir que son auteur n’aura presque pas connu.

Sources : Coups de pilon, Présence africaine, 1956. Extrait vérifié sur plusieurs sources pédagogiques et universitaires.

Prolongements

Si ce poème vous a touché

Conseil de lecture

Quel livre lire ensuite

Coups de pilon

L’unique recueil de David Diop, chez Présence africaine.

  • Pour qui : Le lecteur qui veut une poésie engagée, directe, sans détour.
  • Pourquoi : Un livre court, qui se lit d’une traite et montre la Négritude dans sa forme la plus combative.

Notre conseil

Lisez Afrique deux fois : la première pour la colère, la seconde pour l’espoir de la fin.

Nos critères de sélection

Aucun éditeur ne paie pour figurer ici.