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Souffles

Birago Diop (1906 – 1989)

DeuilContemplationXXe siècleSénégal

Court extrait

Écoute plus souvent
Les choses que les êtres

Ce poème est protégé par le droit d’auteur jusqu’à la fin de l’année 2059. Nous n’en citons que quelques mots, pour l’analyse. Le texte intégral se lit dans le livre conseillé plus bas.

En une minute

Les morts ne sont pas morts

Le poème invite à écouter la nature : le feu, l’eau, le vent dans les arbres. Ce qu’on y entend, ce sont les souffles des ancêtres, qui n’ont pas disparu.

« Ceux qui sont morts ne sont jamais partis » : ils sont dans l’ombre qui s’éclaire, dans l’arbre qui frémit, dans l’enfant qu’on allaite. Le poème transmet une croyance des sociétés d’Afrique de l’Ouest, où les défunts restent présents parmi les vivants.

Pour aller plus loin

Analyse approfondie

Lire l’analyse (6 min)

Un enseignement

Le poème s’ouvre sur un impératif, « Écoute », comme une leçon donnée par un aîné. Il ne décrit pas, il enseigne une manière d’être attentif au monde : écouter les choses plutôt que les êtres.

La répétition

Les refrains reviennent et martèlent la même idée : les morts ne sont pas morts. Cette insistance rapproche le poème d’une formule rituelle ou d’une prière, faite pour être dite et retenue par cœur.

Du poème au conte

Birago Diop a placé ce poème au cœur d’un conte, « Sarzan », dans Les Contes d’Amadou Koumba : un ancien soldat revenu au village méprise les traditions et finit par perdre la raison en répétant ces vers. Le poème devient alors une mise en garde contre l’oubli des racines.

Sources : Leurres et lueurs, Présence africaine, 1960 ; Les Contes d’Amadou Koumba, 1947 (conte « Sarzan »). Extraits vérifiés sur plusieurs sources pédagogiques.

Prolongements

Si ce poème vous a touché

Conseil de lecture

Quel livre lire ensuite

Les Contes d’Amadou Koumba

Le recueil de contes de 1947, chez Présence africaine ; les poèmes sont dans Leurres et lueurs.

  • Pour qui : Le lecteur, petit ou grand, qui aime les contes et la sagesse populaire.
  • Pourquoi : Des contes courts, drôles et profonds, qui donnent le contexte de Souffles.

Notre conseil

Lisez le conte « Sarzan », puis le poème : il prend un tout autre sens.

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